Le rôle d'un sondage :
C'est connu, l'actualité est truffée de sondages plus ou moins douteux. Chance ou pas ? Pour moi, je trouve d'une grande connerie :
J'ai trouvé ça, sur le site du Monde interactif. Un si grand journal qui se rabaisse à faire la réclame sondagière un peu vite. Certes un sondage est bien pratique : on prélève un échantillon de personne "représentatif" de la population française, on leur pose une question, ce qui permet de savoir en théorie ce que pense les français. Seulement voilà, la méthode a des doutes et des failles... dangereuses.
Un sondage peut tout à fait varier dans ses résultats à cause de la question qui est posé. Ainsi, en variant un chouia la question, l'écart entre deux questions est important. Ainsi, le 18 octobre dernier, en plein mouvement social, l'Humanité et Métro publiaient deux sondages contradictoires :
"Selon un sondage CSA pour L'Humanité, 54% des personnes interrogées soutiennent la journée d'action de jeudi contre la réforme des régimes spéciaux de retraite. 26% des sondés sont hostiles au mouvement et 17% sont indifférents. Mais selon un sondage Ifop à paraître mercredi dans Metro arrive à la conclusion différente: 61% des personnes interrogées sont hostiles à la grève de jeudi. Selon un autre sondage, réalisé par BVA pour Le Figaro et LCI, 55% des sondés estiment que le mouvement n'est "pas vraiment" ou "pas du tout" justifié"
Bref, on marche sur la tête. Mais on peut aussi parler des autres effets négatifs des sondages. Par exemple, lors d'une quelconque élection, un score est favorable à la gauche, les électeurs se disent que ce n'est pas la peine de voter à gauche, puisque la tendance est favorable à la gauche. Résultat, la gauche est moins confortée, et la droite s'en tire mieux. Ceci n'est pas une analyse partisane et je tiens à préciser qu'elle marche aussi dans l'autre sens.
Encore, selon Pierre Bourdieu, "l'opinion publique n'existe pas". Comment ça s'explique ? Par la question posée, comment elle est posée. Pour Bourdieu, la personne interrogée n'a pas forcément eut le temps de réfléchir pleinement à la question posée. Si bien qu'elle est obligée de répondre à une question... de manière aléatoire.
Bref, c'est déconcertant et le marché du sondage explose en France. C'est une affaire juteuse, sans aucun doute. Mais en vue des conséquences, on peut s'interroger de l'utilité d'un sondage. Certains de nos voisins européens ont pris le soin de supprimer les sondages au moins 1 mois avant les élections présidentielles.
Je pense que c'est à méditer !
" No ? "
Par Vurca, Lundi 28 Avril 2008 à 21:27 GMT+2 dans Ma rubrique (article, RSS)






